Ces dimanches 15 et 22 Mars 2026, les Lyonnaises et Lyonnais auront un choix majeur à faire. Nous avons trois scrutins le même jour, pour la ville, pour la métropole et pour l’arrondissement. Nous le voyons, plusieurs visions s’opposent clairement dans cette campagne, donc le vote citoyen sera déterminant pour l’avenir de notre ville.
Ce vote sera déterminant car Lyon risque un grand retour en arrière.
Soit avec Alexandre Dupalais, candidat UDR-RN soutenu par Jordan Bardella, qui ne propose rien à part de la sécurité, dans un programme irréaliste et infinançable, et qui veut réactiver la préférence nationale à tous les échelons, à contre-courant de l’humanisme à la lyonnaise.
Soit avec Jean-Michel Aulas (et son acolyte Pierre Oliver), candidat de la droite lyonnaise soutenu par Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez, qui promet déjà une gestion publique saupoudrée de conflits d’intérêts et d’affairisme (culture, construction, mégaprojets inutiles etc.). Et puis ce serait un grand recul pour Lyon… la suppression de l’encadrement des loyers, le retour à la privatisation de l’eau du Grand Lyon, la suppression du revenu de solidarité jeune, la suppression du budget pour l’hébergement d’urgence, l’abandon du projet TEOL ou de la modernisation de certaines lignes de métro. Sans parler d’initatives indécentes comme l’affichage du portrait d’un militant identitaire sur les grilles de l’Hôtel de ville. Bref, la liste est longue…
En presqu’île, le risque de retour en arrière est équivalent. Sur la zone à trafic limité tout comme sur la solidarité.
Sur la zone à trafic limité d’abord car Véronique Sarselli et Pierre Oliver souhaitent démanteler cet outil utile pour la tranquillité et la sécurité des usagers, au détriment d’un centre-ville moderne et animé. Ce centre-ville qui mérite qu’on l’embellisse, qu’on le sécurise et qu’on parle de lui en positif – sans dénigrer son attractivité, sans décrier le tourisme qui fait notre ville. Et un centre-ville où le commerce indépendant prospère, comme notre union de la gauche et des écologistes l’a annoncé dans le « Plan commerce » diffusé dans une lettre aux commerçants.
Sur la solidarité ensuite car ils souhaitent revenir sur nos politiques sociales : revenir sur l’approche d’humanisme lyonnais, supprimer ce qui fait la progressivité de notre modèle social, remettre en cause la protection à l’égard des personnes sans-abris. C’est aussi sur le logement, une des premières préoccupations des Lyonnais que Jean-Michel Aulas et ses colistiers veulent casser la baraque. Avec eux, ce serait moins de logement abordable construit, des loyers qui flambent et une ville qui fera de nouveau la part belle à la spéculation immobilière qui creuse tant les inégalités sociales et territoriales.
Et pourtant, en presqu’île nous portons un projet qui donne envie, qui assure le vivre ensemble et qui se projette vers l’avenir. Une presqu’île où tout le monde se sent bien. Une presqu’île animée par son dynamisme commercial, ses équipements culturels et son tissu associatif. Une presqu’île solidaire avec des loyers commerciaux régulés, de l’habitat coopératif, du logement abordable, une maison de santé, ou encore de nouveaux bains-douches à Perrache avec un nouveau restaurant social.
Notre presqu’île mérite mieux que le retour aux années 1970. Notre presqu’île mérite d’être au cœur de l’humanisme Lyonnais. Les 15 et 22 Mars, je compte sur vous pour faire le bon choix !