Interventions en conseils municipal et métropolitain de septembre 2025

Prise de parole au nom du groupe Les Ecologistes de la Métropole sur la mise à jour du réseau cyclable cible

Cette mise à jour du réseau cyclable cible est une nouvelle étape importante. On votera aujourd’hui pour un réseau cible de 670 km ajoutant près de 300 km de nouvelles pistes cyclables structurantes.

Je parle bien ici du réseau structurant, c’est-à-dire de pistes cyclables bien maillées sur le territoire, au rôle de connexion intercommunale ou entre grandes polarités d’une même commune. Si certaines pistes cyclables peuvent être aménagées avec les crédits PROX essentiels aux Maires, il s’agit bien ici d’anticiper les besoins pour de futurs lignes de crédits de PPI, tout en ayant été travaillé avec les communes de la Métropole.

La bonne nouvelle, c’est que définir ce cap clair, ce réseau cible, n’est pas qu’une déclaration d’intention. Le réseau cible historique, mis à jour en 2016, a presque été entièrement réalisé. On parle donc bien d’améliorations concrètes pour les grands-lyonnaises et grands-lyonnais.

Ce sont ces améliorations concrètes, en plus des voies lyonnaises qui intègrent ce réseau cible, qui ont permis d’améliorer significativement la cyclabilité sur la Métropole. Les résultats du baromètre vélo 2025 de la FUB ne s’y trompent pas. Lyon est au pied du podium des grandes villes avec 4,03 ; une évolution positive de +53% depuis 2 ans. Villeurbanne à 3,62 et une évolution positive de +18% notée par le baromètre. Je pourrais également citer Chassieu à 3,55 ou Neuville sur Saône avec une note de 3,59.

Le vélo, c’est se déplacer à moindre coût et améliorer sa propre santé. Depuis 6 ans, nous avançons pas à pas, très concrètement, vers une Métropole entièrement cyclable. Pour rendre la pratique du vélo sûre et efficace partout sur le territoire. A Lyon comme à la Tour de Salvagny. A St Germain comme à St Fons. 

On peut aujourd’hui emprunter un FreeVélo’v, un Vélo’v électrique ou son vélo acheté grâce à l’aide métropolitaine, circuler sur les nombreux tronçons de Voies Lyonnaises livrés ou d’autres pistes cyclables sécurisées, apprendre à pédaler grâce aux associations/formations soutenues par la Métropole et certaines communes, se stationner en toute sécurité dans la vélostation Part-Dieu ou les consignes sécurisées, aller réparer son vélo dans un des nombreux ateliers d’autoréparation soutenu par la Métropole. 

Le résultat est là : on se déplace aujourd’hui à vélo plus facilement qu’hier, et surtout bien plus en sécurité. Toutes ces politiques portent leurs fruits, puisque la pratique a bondi de +58 % entre 2019 et 2024 !

Réponse à la question du conseil du 2ème arrondissement sur la sécurité des piétons

Monsieur le Maire,

La sécurité des piétons est notre priorité en matière d’espace public et de mobilités. Divers aménagements de notre mandat y concourent – je ne vais pas les lister – mais je pense aux piétonisations dans les cœurs de quartier ou devant les écoles ou collèges, les trottoirs élargis ou parfois même créés, les trottoirs libérés des trottinettes en stationnement ou de certains mobiliers comme des lampadaires, la création de pistes cyclables aussi, l’aménagement des carrefours, bref.

Nous avons pu aussi – et c’est essentiel car il s’agit de comportements humains – parfois conjointement avec Métropole et Préfecture, lancer des campagnes de sensibilisation sur le respect des règles du code de la route. D’ailleurs, l’entreprise Dott fera comme elle le fait régulièrement une telle campagne de sensibilisation encore prochainement.

Rappelons que dans les aires piétonnes, la circulation des vélos est bien autorisée. La plupart des Lyonnais ne le savent pas, mais c’est vrai. Je suis d’accord pour dire que le panneau des aires piétonnes est joli avec ses deux piétons sur fond bleu, il a toutefois le tort de ne rien expliciter. Ni le fait que les vélos peuvent y circuler, à condition que ce soit fait à la vitesse du pas. Ni que des riverains ou livreurs peuvent y accéder. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons demandé avec Fabien Bagnon d’ajouter de la signalétique plus explicite, notamment sur République et Victor Hugo. Pour indiquer les règles et inciter à l’usage des rues Herriot et Brest pour les vélos ou trottinettes, au moins en presqu’île nord.

Quant au sujet du bridage des vélo’v électriques, il a été pris en considération par la Métropole de Lyon dès le départ. Un exemple, un nouvel usager Vélo’v électrique voit l’assistance du vélo bridée à 20 Km/h pendant 1 mois le temps qu’il s’habitue au vélo.

Le bridage des trottinettes en libre-service est possible par le biais du tracking GPS. Actuellement, les Vélo’v ne sont pas équipés de ce dispositif et l’exploitant ne dispose pas de la technologie. C’est d’ailleurs évidemment le cas également pour les engins privés, que ce soit des vélos ou des trottinettes, n’est-ce pas.

Pour autant, la Métropole a « passé commande » auprès de JCDecaux en début d’année déjà pour équiper une partie de la flotte afin de pouvoir expérimenter la solution, pour envisager de la généraliser. (dans le cadre de la clause innovation 2025)

Rapport de la Chambre Régional des Comptes (CRC) sur LPA Mobilités

Nous avons là un rapport de la CRC qui se fait dans un contexte particulier. Pendant ou juste après la création de la SPLM, du GIE et du GE, autrement dit du groupement « LPA Mobilités ». Particulier, car si la structuration juridique peut être constatée et discutée, les questions opérationnelles et surtout les résultats de ce changement sont encore très récents pour en tirer un bilan.

Vous aurez certainement lu le rapport de la chambre. Vous verrez que cette transition d’activité de la SEM, avec la création de la SPLM en fond, occupe une large partie du rapport, dont le champ d’étude a été élargi en cours de route – assez logiquement. Vous verrez aussi qu’une unique recommandation est présente à l’issu du processus d’analyse de la CRC et de la réponse de LPA.

Comme souvent dans les rapports de la CRC, on retrouve des données intéressantes, des éléments particuliers, des analyses à lire. Je vous y invite.

Je conclue pour ma part surtout que la phase de transition est exigeante pour les équipes, mais qu’elle a permis de garder en maitrise publique ce formidable outil avec ses formidables salariés et ce savoir-faire, avec toujours une attention pour la qualité, et la relation aux usagers.

Délibération sur une subvention exceptionnelle à l’association My Presqu’île

Cette délibération est essentielle. Nous sommes attachés aux commerces de proximité. Qui participent aussi à l’animation et à la vitalité des quartiers. Qui permettent la rencontre des personnes et le développement économique.

Il s’agit aujourd’hui de verser une subvention exceptionnelle de 60k€ au management de centre-ville My Presqu’île. Vous le savez, notre soutien à cette association est majeur entre leur local mis à disposition, la subvention de fonctionnement, les fonds fléchés pour les appels à projet d’évènementiel commerçant ou encore l’accompagnement de la braderie.

A été constaté et communiqué à la ville une situation financière précaire de l’association avec un enjeu de redressement financier. Il s’agira évidemment d’assainir les finances et la gestion comptable, mais il est aussi important – et je ne doute pas que cela fera l’unanimité parmi les groupes politiques – de permettre au management de centre-ville de continuer à animer son territoire et à fédérer les associations de commerçants. En tout cas, c’est notre position, ainsi que celle de la Métropole de Lyon. Aussi, cette délibération est le fruit d’un travail de plusieurs semaines qui a abouti tardivement, avec la Métropole et les chambres consulaires, d’où le passage en procédure d’urgence.

Délibération sur la Convention tripartite entre SPLM, Métropole et Ville sur la protection des données dans le cadre de la gestion de la ZTL

Par cette délibération, on acte formellement la convention entre la Ville, la Métropole et la SPLM quant au partage des données conformément au RGPD. Vous le savez, l’étude d’impact de protection des données, et les processus associés au partage des données ont été finalisés avant la mise en œuvre de la zone à trafic limité en juin dernier.

Je redis ici l’exemple donné en commission. On partage par exemple la liste des artisans adhérant au dispositif Pro Chantier avec la Métropole, afin que le système de lecture de plaque associé aux bornes reconnaisse automatiquement le véhicule. Ainsi, pas de démarche pour les artisans déjà inscrits. D’ailleurs, si vous observez le fonctionnement, vous verrez que la lecture de plaque permet de rendre très fluide l’accès à la zone à trafic limité.

Enfin, à noter que la convention vaut également pour les aires piétonnes de la ville, étant donné que la gestion est confiée à la SPLM via un nouveau logiciel. Avis favorable de la commission.